NOTES ET ÉCLAIRCISSI!.MENTS soit envir~n 32 pages. in-8°. Les 36 monograpbies, faites avec. un égal soin, se ressemblent toutes par la _rnéthode ~t pour le Jond.: elles ne diffèrent que par des détails de mreurs, de p_ays,de climat, qui ont leur inté-· ret, mais qui ne fournissent pas une idée de plus à I'économiste. Maintenant que conclure de cette statistique? Nous voyons bien, par l'exemple de l'ouvrier fondeur du Ni- . vernais, qu'une famille de cinq personnes subsiste avec un revenu de 883 fr. 99 c., soit fr. 0~48cent. par jour et par tete; nous voyons men1e_que, sur ce revenu, la famille trouve ~oyen de réaliser un~· économie de 47 fr. 70 c. Aussi la situ.ation de cet ouvrier fondeur est-elle une· des meilleures : le tisserand de la Sarthe, chargé, comme le précédent, d'une femrne et de trois enfants, n'a en tout pour vivre qu'un revenu, en nature et salaires, de 543 fr. 90 c., soit à peu près 30 cent. par tete et par jour. Aussi est-il obligé de recourìr à la bienfaisance publique. Eh bien, encore une fois, que résout M. Le Play? Car il faut prendre une décision. Trouvet-il d'abord que ces deux fa1nilles gagnent trop, ou suffisa1nment, ou pas assez? Conçoit-il la possibilité d' améliorer leur position? Qu'il en indique les moyens. Croit-il, p~r exen1ple, que le propriétaire de l'usine puisse etre -tenu, en conscience, d'élever le salaire de ses ouvriers? Il ne l'oserait dire; il ne le pense certainement pas. ·Pourvu que le "Vivreet la santé de .l'ouvrier ne soie_nt pas trop_ compromis, il ne demande rien de plus. Quant à une diminution de salaire, il n'y faut pas songer : ce n'est pas d'ailleurs M. Le Play qui s·e cbargerait de cette proposition odieuse. Donc, en dernière analyse, c'est au .statuquo· que conclut no tre faiseur de Biblioteca Gino Bianco
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