De la Justice dans la Revolution et dans l’Eglise - P. J. Proudhon - Vol. 5 - 1870

260 NOTES ET ÉCLAIRCISSEl\lENTS choses et sans l'initiative de personne. Il mondo va da se. QUIÉTISME 1 Le quiétisme est essentiel à la religion, à toute religion. CJest la conséquence du spiritualisme, de ]a contemplation qui lui est propre, et de la passivité d'esprit que cette contemplation engendre invinciblement. Après avoir dépravé la raison par l'inertie de l'entendement, il déprave le cmur et conduit au dernier degré d'immoralité par la paresse du corps et l'inertie de la volonté. C'est ce qui résulte de sa détinìtion et de son histoire. " On entend par quiétisme, la doctrine de quelques " théologiens mystiques, dont le principe fondamenta! " est qu'il faut s'anéantir soi-meme pour s'unir à Dieu; " que la perfection de l'amour pour Dieu consiste à se " tenir dans un état de contemplationpassive, sans faire " aucune réfiexion ni aucun 11;sagde s jacultés de notre " ame, et à regarder camme indifférent tout ce qui " peut nous arriver dans cet état. Ils nomment quiétude " ce repos absolu; de là leur est venu le nom de quié- " tistes. ,, (BERGIER, Dict. de tliéol.) , Le quiétisme a été condamné par l'Eglise, aussi bien que le calvinisme et le jansénisme, qu'on peut regarder tous deux comme en étant en quelque façon l'opposé : en cela l'Église a fait preuve de plus de sens pratiq_ue 1 Dt la, Juslice clans la Réuul·ulion el dans l' .Église, L. 11, pag. '272. Biblioteca Gino Bianco

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