De la Justice dans la Revolution et dans l’Eglise - P. J. Proudhon - Vol. 5 - 1870

NOT~S ET ÉCLAIRClSSEMENTS de l'empj:re, pas 1ne.memem-bie an Corps législatif, es1 allé se cbercher une autre- patrie. Le premier jour, les journaux du gouvernement impérial le traitent de flibustier. Mais on s'aperçoit que cela produit un méchant effet dan.s le peuple, et le .troisième jou:r on proclame Garibaldi un grand homme. Quelle est, à l'endroit de Garibaldi, la vraje pensée de Sa Majesté Impériale? Quant à cette brave multitude, dont l'admiration a déterminé le revirement de la pres·se, nous voudrions savoir, au cas où Garibaldi, vainqueur du roi de Naples, viendrait avec son armée redemander à l'empereur des Français sa chère Nice, que M. de Cavour a méchamment retranchée de la patrie italienne, comment elle le · recevrait? . Si Napoléon III a pu , sur la demande de Victor Emmanuel, intervenir contre l'Autriche, Garibaldi a. pu aussi, sur la demande des Siciliens, intervenir contre le roi François; et les Anglais, appelés par Garipa1di et les Siciliens, peuvont intervenir à leur tour, cl'autant ntieux que c'est toujours pour ]a 1neme cause. l)ourquoi donc, à Paris, se montre-t-on si chatouilleux sur cette intervention éventuelle de l'Angleterre, contraire mé1ne au vceu des Siciliens, dans le cas où ils choisiraient pour leur roi Victo_rEm1nanuel? - L'unité de l'Italie, nous dit-on, ferait tort à l'unité française. ·- Tant pis pour la France : pourquoi l'Italie n'auraitelle pas le droit de se constituer à l 'image de la France? N'est-elle pas sa protégée, sa fille? Le peuple français entend-il n'étre entouré que de nations de second ordre? Cela trahirait de mauvaises intentions. - M:.:dsle traité de Zurich !. .. - Al1 ! vous y revenez donc aux traités; ou pour mieux dire, vou.s affirmez les traités quand c'est BibliotecaGino Bianco

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