Leon Gambetta - H. Depasse - page 27

LE: ON GJAMB ETTA.
lui furcnt apportées par une députation dc la
Chambre, s'il avait consenti
à
retourner au
Corps législatif,
à
reprendre la séancc inter–
rompue, s'i l ava
i
t quitté le seui point fixc et
imprenablc qu'il occupa it au·dcssus des élé–
ments cn fureur, on ne peut dire
à
quel noir
naufrage il cllt couru, et cepcndant il portait
avec hii Ics gagcs de notre avenir.
«M. Grévy porta
la
parole au nom dc la dé–
putation, dit M.
J
ules Simon dans ses
Som~e­
nirs du 4 septembre.
Si nous avions pris le
parti qu'on nous proposait. .. , Ics masses
en auraient immédiatcment conclu que nous
trahissions la République. Elles se seraient
retournées contre nous... . Pose di re quc si les
membres de la députation avaient été à PHOtel
de Ville dcpuis seulement une heurc, ils au–
raient partagé notre conviction
à
cet égJ.rd. Au
moment où ils nous parlaient,
la
proclamation
du gouvernemcnt était déjà imprimée. M. Pi–
card et M. Gambetta étaient au ministère de
Pintérieur et au ministère des finances.
»
Dans l'état si affreusement critique où se
trouvait la France, M. Gambetta. parait a.voir
eu dès Pabord deux idées capitales: fixer le
siège du gouvernement sur un point libre,
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